11 JUIN 18 0 commentaire
Chirurgie orthopédique et Numérique à l’Hôpital Privé Saint Claude

Chirurgie orthopédique et Numérique à l’Hôpital Privé Saint Claude

Par le Docteur Serge BENOIT, chirurgien orthopédiste.

ORTHO

Les ordinateurs sont partout, ils ont progressivement envahi notre quotidien et bien entendu la médecine n’y échappe pas.
Deux exemples particuliers à la chirurgie orthopédique.
Quand on parle de chirurgie osseuse on ne peut occulter le rôle capital de la radiologie à toutes les étapes d’une intervention : bilan préopératoire, radioscopie peropératoire, radiographies de contrôle.
Il y a encore une dizaine d’années les radiographies étaient faites sur pellicule photographique, le patient étant placé entre la source de rayons X et la dite pellicule, ce qui engendrait des radiographies a une échelle légèrement agrandie, mais sensiblement toujours la même, le chirurgien orthopédiste pour prévoir la taille des prothèses faisait donc une planification avec des calques qui tenaient compte de cet agrandissement.
Avec l’avènement de la radiographie numérique le ratio d’agrandissement a été bouleversé, devenant parfois une diminution, donc plus question de se servir des calques.
Mais le numérique n’avait pas dit son dernier mot ! Les éditeurs de logiciels proposent maintenant des outils informatiques permettant de calculer précisément la taille des prothèses à implanter.
Notre service de Radiologie (Dr Zylbersztejn) vient de se doter d’un tel logiciel : La radio du patient est faite avec un repère témoin dont on connaît parfaitement la taille (une sphère bien visible ci contre) les radios restent dans le serveur de la radio et sur notre écran au bloc opératoire on demande au logiciel de calculer la taille de l’implant après avoir renseigné la taille du repère, compliqué ? A expliquer peut-être, mais très simple a utiliser avec un peu d’habitude et surtout très précis.
 
Deuxième exemple : la pose de prothèse de genou.
Cette intervention de pratique maintenant courante nécessite un lourd matériel pour effectuer la préparation de l’os que l’on doit recouper pour mettre en place l’implant. Ce matériel est adapté à chaque taille de prothèse, il permet de calculer les angles et les tailles les mieux adaptés à l’anatomie du genou, il nécessite de nombreux containers dans lesquels il doit être stérilisé pour chaque intervention.
Outre que le logiciel ci dessus permet aussi la planification d’une prothèse de genou de nombreux fabricants proposent maintenant de fabriquer un matériel sur mesure adapté précisément à l’anatomie du patient.
Un scanner ou une IRM est effectué(e) quelques semaines avant l’intervention, les images sont transmises au laboratoire qui va modéliser en 3D l’articulation du genou et après accord et éventuelles modifications par le chirurgien va fabriquer un matériel spécifique, des moules parfaitement adaptés au patient : Plus de précision, plus de sécurité car le matériel arrive stérile, plus d’écologie car pas de lavage et de stérilisation du matériel lourd, moins d’encombrement et de stockage.

 


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